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Les marchés sont en correction

Il nous semble que les marchés sont en processus de correction et qu’ils pourraient demeurer dans un état clapoteux jusqu’à cet automne. Après une reprise de 87% à partir du creux de mars 2009, pour le S&P500, il est quand même normal que les investisseurs anticipent une correction assez significative.

Quoi qu’il en soit, notre plan directeur demeure inchangé : les titres d’équité vont surperformer les titres obligataires à long terme. Le fait que les taux d’intérêts soient à un creux historique ne fait que renforcir notre position.

De plus, comme nous l’avons répété à plusieurs reprises au cours des derniers trimestres, l’allocation de l’actif demeure l’aspect le plus important de votre stratégie d’investissement. Cela permet de bien déterminer les bornes de votre zone de confort et d’y demeurer à l’intérieur, nonobstant l’impact des fluctuations inhérentes aux marchés boursiers. Il est à noter que nous parlons ici de fluctuation des cours boursiers et non de risques. Nous croyons que ce sont deux concepts complètement différents.

Avec l’Europe qui baigne dans un environnement économique incertain, les pays du PIIGS (acronyme pour Portugal, Italy, Ireland, Greece et Spain) qui naviguent en pleine tourmente économique et les États-Unis qui ne sont guère mieux, beaucoup d’investisseurs se demandent s’il est encore valable de demeurer investis en actions.

La lecture des journaux, le visionnement de la télévision et les visites sur internet exacerbent ce sentiment au paroxysme. Nous n’exagérons pas en mentionnant que le monde en entier est au courant que nous souffrons d’un problème sérieux. Si vous ne nous croyez pas, faites un sondage auprès de vos amis et demandez leur de commenter l’état de l’économie globale. Il ne serait pas surprenant que leur réponse soit :

Il nous est impossible de savoir si un ou plusieurs de ces évènements se réaliseront, ni de calculer l’impact potentiel d’un tel avènement sur les marchés boursiers. Cependant, nous connaissons certains principes qui sont très solides.

Le graphique suivant montre la performance à long terme (depuis 12/31/1987) d’un des titres américains les plus connus : Berkshire Hathaway dirigé par Warren Buffet.

  1. La lecture de cette charte nous permet d’admirer les performances ahurissantes du titre : 17.91% composé annuellement, comparativement au 8.82% du S&P500 sur la même période. Le titre s’est apprécié considérablement passant de $ 3,000.00 à $ 118,000.00 par action. Maintenant la question ultime est de s’interroger sur votre capacité à conserver cette action pendant une trentaine d’années ! Notre expérience nous indique que la plupart des individus nous répondrait « rien de plus facile », « certainement que je la conserverais » ou quelque chose de similaire.
  2. Indépendamment, si nous devions questionner ce même investisseur sur sa capacité de maintenir sa position malgré un repli de 40% à 50% sur son investissement à un certain moment donné, la réponse aurait plutôt été : « c’est trop pour moi », « je ne veux pas d’une si grande fluctuation » ou une réponse similaire.

Malheureusement, pour être conséquent, on doit être capable de faire face à la situation du point 2 pour réaliser le point 1, puisque les deux sont liés. En réalité un investisseur a dû affronter 3 chutes de 48% en moyenne, (39%, 51% et 54% pour être plus précis) tel que démontré dans les endroits encerclés.

Notre compréhension du problème est la suivante. Le point 1 est gouverné par la cupidité alors que le point 2 est commandé par la peur. En rétrospective, une fois que les résultats sont connus, tous les investisseurs convergent vers une conclusion qui semble très rationnelle, qu’ils n’ont pas de problème avec les fluctuations. On ne les perçoit plus comme du risque. Toutefois, lorsqu’ils font face à un futur incertain, la peur prend les commandes et les fluctuations sont perçues comme du risque.

Nous pouvons citer une multitude d’études à ce sujet et les résultats sont toujours les mêmes. Notre cerveau traite différemment les situations passées, donc connues à 100%, des situations futures dont le résultat est par définition, inconnu.

Conséquemment, il est important de concevoir une stratégie et de choisir une allocation d’actif qui est bien adaptée à notre situation émotionnelle, notamment en ce qui concerne ces trois facteurs, soit la peur, la cupidité et le risque.

À défaut de lire les feuilles de thé, la discipline est le facteur principal lorsqu’on aspire au succès en investissement, suivi de près par la capacité d’analyse et d’évaluation objective.

Comme toujours, nous accueillons vos commentaires et questions en tout temps et nous essaierons de les adresser dans les prochains commentaires trimestriels.

Nous vous souhaitons un bel été!

L’Équipe Claret